Voyager en avion avec un bébé ou un jeune enfant : le guide pratique
La perspective de voyager en avion avec un bébé ou un jeune enfant effraie beaucoup de parents. Les images de pleurs dans l'avion, des regards des autres passagers, et la logistique titanesque : autant de freins qui poussent certaines familles à renoncer à des voyages pourtant rêvés. Pourtant, avec une bonne préparation, voyager en avion avec un jeune enfant est tout à fait gérable.
Avant le départ : la réservation
Les enfants de moins de 2 ans voyagent sur les genoux d'un adulte avec une réduction importante (souvent 90 % sur les vols internationaux) ou gratuitement sur certaines compagnies. Si le voyage est long, réserver un siège supplémentaire pour l'enfant et emporter son siège auto homologué en avion (certains sièges le sont) offre bien plus de sécurité et de confort pour tout le monde.
Réserver un siège côté couloir permet à un enfant actif de se dégourdir les jambes sans déranger une rangée entière. Éviter les sièges au niveau des sorties de secours (souvent interdits aux enfants). Demander le berceau de cabine (bassinet) pour les nourrissons lors de la réservation : il se fixe à la paroi de la cabine et permet à bébé de dormir à plat sur les vols longs. Les places avec berceau sont limitées, réserver tôt.
Les douleurs aux oreilles : comment les prévenir
Les douleurs aux oreilles pendant la montée et la descente sont causées par les variations de pression dans la cabine. L'oreille doit égaliser la pression entre l'oreille externe et l'oreille interne via la trompe d'Eustache.
Pour les bébés et jeunes enfants : téter (sein ou biberon), sucer une tétine ou boire pendant les phases de décollage et d'atterrissage déclenche les mouvements de déglutition qui ouvrent la trompe d'Eustache. C'est l'approche la plus simple et la plus efficace. Ne jamais laisser le bébé dormir pendant l'atterrissage : l'ouverture de la trompe ne se fait pas en position de repos, ce qui peut aggraver la douleur.
Les bagages et l'équipement
Le siège auto et la poussette sont généralement transportés gratuitement en supplément du bagage soute. On demande à l'enregistrement d'annoter la poussette pour la récupérer à la porte de l'avion (gate check) plutôt qu'au tapis des bagages. C'est plus pratique à l'arrivée.
Dans le bagage à main : plus de couches et de vêtements de rechange que prévu (les turbulences, les rotations dans les airs peuvent accélérer les accidents). La tétine de secours dans une pochette facilement accessible. Des petits jouets nouveaux ou des activités inédites : la nouveauté capte l'attention.
Pendant le vol
Les tablettes et les écrans : une tablette chargée avec les dessins animés ou jeux préférés est une aide précieuse pour les enfants de 2 ans et plus. Pour les nourrissons, le portage (porte-bébé) dans les allées ou les chansons et livres d'images sont plus adaptés.
Faire marcher l'enfant dans les allées (avec l'accord des stewards) quand les ceintures sont déclacées. Un enfant qui bouge est un enfant moins susceptible d'éclater.
La nuit et les vols longs
Les vols de nuit sont souvent plus faciles avec les tout-petits : la fatigue aidant, beaucoup s'endorment. Les vols de jour sur de longues durées demandent plus d'activités et de rotations de jeux. Prévoir une activité nouvelle toutes les quarante-cinq minutes à une heure pour les enfants de 1 à 3 ans.